poésie
Publié le 16 Mai 2013
Retour en arrière : notre prof nous a transmis un poème que les enfants chinois apprennent par coeur pour mémoriser les nombres de 1 à 10.
- 山村咏怀
Shān cūn yong huái
Montagne village chant coeur
- 一去二三里
yī qù èr sān lĭ
un au loin deux trois lĭ (le lĭ est une unité de mesure des distances ; 1 lĭ = 500 mètres)
- 烟村四五家
yān cūn sì wŭ jiă
fumée village quatre cinq maisons
- 亭台六七座
tíng tái liù qī zuò
pavillons terrace six sept (“zuò” n'est pas traductible. C'est un “spécificatif”. Un spécificatif est un mot placé entre un nombre et un nom et qui permet de savoir de quel genre d'objet il est question)
- 八九十枝花
bā jiŭ shí zhí huā
huit neuf dix tiges fleurs
Une autre poésie que les écoliers du primaire retiennent : elle décrit des cygnes nageant sur un lac. Ce très célebre texte a été composé par Luo BingWang (640-684).
咏 鹅
鹅 鹅 鹅
曲 项 向 天 歌
白 毛 浮 绿 水
红 掌 拨 请 波
é é é
Qū xiàng tiān gē
Bái máo fú lǜ shuĭ
Hóng zhăng bō qīng bō
Une traduction pourait donner :
Cygne, cygne, cygne
penchant leur cou pour chanter au ciel,
leurs plumes blanches flottant sur l'eau verte,
leurs palmes rouges poussant contre les courants clairs.
La poésie chinoise est comme leur peinture : elle fait ressentir les paysages par petites touches plutôt qu'en utilisant des grandes phrases qui englobent tout. Le vide ne les effraie pas.